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Itinéraires 2018-04-16T12:06:52+00:00

Itinéraires

On peut être amenés à penser que Jesolo est en quelque manière « fille » de Venise, tout du moins au niveau touristique, même s’il n’en a pas toujours été ainsi. Dans les annales de l’histoire elle a en effet précédé la ville lagunaire et a apporté une grande contribution à sa formation.
Ancien centre de l’Empire romain, comme le témoignent différentes découvertes archéologiques dans le secteur, elle naquit comme vicus (village) sur une île à proximité de l’embouchure du Piave: c’était une des nombreuses étapes où s’arrêtaient les embarcations de marchandises, à l’abri des vents (la bora avant tout) et des tempêtes, sur la route de Ravenne, le port où était embarqué le blé de la huitième région d’Auguste (Aemilia), à la grande ville-forteresse d’Aquileia, bastion des confins orientaux de Rome. Equilo, de « equus » (ville des chevaux), et, selon les transcriptions, également Equilio, puis Esulo, Lesulo, Jexulo, Jexollo, Jesolum, devint l’un des ports les plus fleurissants de la Confédération lagunaire. A la chute de l’Empire romain, Jesolo et les autres villes de l’estuaire vénitien, restées sans guide politique, donnèrent naissance à une congrégation, en se donnant un gouvernement autonome guidé par Paoluccio Anafesto, le mythique premier doge, avec pour capitale Civitas Nova (Eraclea), située au centre géographique de la Commune Venetiarum. Les habitants de Jesolo supportaient pourtant mal que le gouvernement siège à Eraclea, en connaissant les origines plus illustres de leur ville.
Aux alentours de l’an Mille c’était un siège épiscopal et elle comptait 42 églises, de nombreux couvents, et disposait de la grande richesse représentait par les marais salants.

Venise et ses îles

Burano
Du débarcadère de l’ACTV, sur la rive nord-orientale de l’île, on commence le périple dans le sens des aiguilles d’une montre en empruntant ruelles et petites ruelles.

Mazzorbo
Une fois passé le pont le raccordant avec Burano on prend à gauche et on effectue le tour de l’île en passant par l’église historique S. Caterina.

Torcello
Du débarcadère de l’ACTV on suit la promenade touristique jusqu’à la basilique en pénétrant brièvement dans les terrains incultes situés par derrière.

Longueur: 6 km au total
Temps de parcours : par l’intérêt des situations offertes, l’excursion demande une journée entière.
Viabilité : Le parcours est effectué entièrement sur des quais pavés, à l’exception d’un très bref trajet à Torcello.

Excursion de grand intérêt ethnographique, paysagiste et artistique où le bref parcours est compensé par une densité extraordinaire de motifs d’intérêt, d’occasions de connaissance et de moments suggestifs. C’est le cœur historique, artistique et populaire de la lagune nord qui s’offre au visiteur, en se révélant dans les multiples aspects contradictoires de sa réalité actuelle. Une expérience à vivre pendant toute une journée, sans hâte, avec l’âme disposée à la découverte et à la stupeur que suscitent la beauté et les signes nobles de l’histoire dont a été le théâtre cette partie de la lagune.

Burano

On arrive à Burano en partant de la « Ricevitoria » de Treporti avec le vaporetto du service public ACTV. On accède à Torcello en utilisant le même moyen de transport.

Sant’Erasmo: Il y a quelque chose de nouveau, non, plutôt d’ancien cette année à Sant’Erasmo: c’est justement cela car l’ancienne et puissante Tour Massimiliana qui domine la petite plage du « bacan », où les vénitiens se rendent traditionnellement pour des baignades et des parties de campagne, n’est plus une illustre ruine de l’architecture militaire autrichienne (1800) mais une présence physique, « vigoureuse » qui vit et vivifie l’ancien espace le long de la « ligne des feux » qui protégeait la lagune.
Consacrée à l’archiduc Maximilien d’Autriche, qui y trouva refuge dans un moment de forte turbulence en 1848, elle a été entièrement récupérée, assainie par la Magistrature des Eaux de Venise, d’après un projet des architectes Carlo Cappai et Maria Alessandra Segantini.
Les travaux ont été réalisés dans le cadre des ouvrages de sauvegarde contre l’« acqua alta » et de la requalification urbaine.
Après de nombreuses années d’abandon progressif et de dégradation, l’île verte des potagers et des vignobles retrouve son monument le plus important.

La Tour Massimiliana à Sant’Erasmo
Libérée de la servitude militaire, la Tour Massimiliana est restituée par la Magistrature aux Eaux de Venise à la ville et à l’île.

Promenade à Sant’Erasmo
Cette même plage, c’est-à-dire le « bacàn », bénéficie maintenant des effets de la restauration qui a intéressé cette partie de l’île qui dialogue depuis des siècles avec San Francesco del Deserto et Burano d’une part, et Treporti et Punta Sabbioni d’autre part : c’est un lieu où le tourisme est surtout local, domestique, non envahissant. De la langue de sable consacrée au bronzage en famille, on peut voir maintenant la puissante Tour vivre au sein du paysage en changeant de couleur au fil des heures : en particulier elle rougit à l’aube et au coucher de soleil, comme si elle voulait signaler que le présent a racheté la fortification et que, la rendant visible aux habitants de l’île et à leurs visiteurs, il l’a transformée en un lieu de rencontres, un lieu de mémoire historique et humain (les générations, leur travail là tout autour).
Tous ceux qui voudraient qu’elle devienne un musée de la Lagune Nord pensent à un acte d’amour.

Bicinbarca (Vélo-bateau)

Au cours de la période avril-septembre on peut emporter son vélo sur les transports de l’Actv en direction des îles, grâce à l’initiative « Bicinbarca ». Une ligne part de San Giuliano (à la périphérie de Mestre) et arrive à Sant’Erasmo et au Lido. Une autre (ferry boat), va de Tronchetto au Lido et Punta Sabbioni.

Pellestrina

Une fine barrière de plus de 11 kilomètres suspendue entre mer et lagune et protégée contre l’impétuosité des eaux par l’une des défenses maritimes les plus puissantes qu’ait su réaliser la Sérénissime au XVIII° siècle pour sauver sa ville : les « Murazzi ». Récifs artificiels verticaux vers la lagune et ruisselants vers l’Adriatique, ils furent construits avec des blocs de pierre d’Istrie travaillés d’une manière approximative sur un tronçon d’environ vingt kilomètres sur les littoraux qui sont la défense naturelle du patrimoine artistique, culturel et économique qui a son centre à Venise.
Ainsi « blindé », le littoral monte la garde aux minuscules villages de pêcheurs qui le bordent, pleins de sons, d’appels, de voix, sur les eaux troubles de la lagune.

San Pietro in Volta
Portosecco (ancien port, ensablé aujourd’hui), la carizzada San Antonio et Pellestrina.
Facilement accessible, le Lido de Pellestrina va du port de Malamocco à celui de Chioggia. Son nom semble prendre son origine des Fosses Philistines du III° siècle, creusées pour raccorder le fleuve Adige aux lagunes d’Adria. Il se peupla suite à la fuite des habitants de la terre ferme harcelés par les envahisseurs Lombards et, à cause de sa position géographique, il ne fut pas épargné par la sanglante « guerre de Chioggia » entre Venise et Gênes, qui fut remportée par la Sérénissime en 1379.
Riche en potagers et en petites maisons colorées, l’île est véritablement une perle de la nature et du talent humain, un lieu riche en fascination où le rapport entre l’homme et la lagune est encore étroit et où les activités au sein de cet écosystème délicat sont intenses : chasse, pêche, agriculture, tourisme. Ce n’est pas par hasard que les brodeuses se rassemblent encore aujourd’hui, en nombre très réduit toutefois, sur le pas de leur porte pour réaliser sur leur coussin le point sautillant de leurs broderies aux fuseaux, entourées de parfums intenses et oubliés, au bord de la lagune d’où l’on peut admirer des couchers de soleil scénographiques.
Ici la vie locale a des caractéristiques culturelles typiques des îles et avec des racines très anciennes et, en effet, la population est dépositaire de cette identité vénitienne –ou « vénitienneté » qui est en train de disparaître ailleurs.

Et c’est justement à partir de ces typicités particulières que le touriste peut se lancer dans des parcours en bicyclettes, magnifiques et relaxants, au coucher du soleil par exemple, lorsque avant de plonger dans la mer le soleil semble te faire un clin d’œil. La découverte du parcours est laissée délibérément aux désirs du visiteur, lui laissant des images de stupeur lorsqu’il alterne des arrêts sur la digue à l’itinéraire sur le rectiligne principal, à une promenade distraite entre les ruelles et long de la rive qui donne sur la lagune. Et puis, une fois dépassé le cimetière de Pellestrina, on pédale pendant environ un kilomètre le long des puissants Murazzi à quelques mètres de la mer pour arriver au lido de Ca’ Roman, le poumon vert de l’île, qui s’ouvre sur environ quarante hectares de plage, de dune et de maquis. C’est le dernier refuge de nombreuses espèces de flores et de faunes : une pinède transformée en oasis naturaliste protégée très intéressante au niveau écologique, et qui constitue la demeure en particulier de deux espèces d’oiseaux – le gravelot et la sterne naine – qui ont trouvé leur habitat idéal à Ca’ Roman.

Les sèches de la lagune nord
Les sèches se configurent généralement comme des zones ayant un bord légèrement rehaussé, affaissées à l’intérieur et traversées par des petits canaux d’origine érosive, les « ghebi ». Les terrains très salés et les sols compacts empêchent le passage de l’air dans les parties profondes ; c’est pour cette raison que les plantes n’atteignent jamais des hauteurs importantes. La végétation des sèches est approximativement homogène et dépend du degré de salinité du terrain.
Sur les bords des sèches, dans les parties soumises le plus aux phénomènes des marées, nous trouvons la Spartine (Spartine maritime), une graminacée qui détermine souvent une élévation des terrains, en entraînant l’enracinement d’autres espèces et donc l’évolution des « velme », des zones qui émergent seulement périodiquement au cours de la marée basse.
La Salicorne (Salicorne vénitienne) est particulièrement diffuse, une plante très résistante aux variations de salinité. D’autres espèces s’alternent à ces essences, comme la Puccinellie (Puccinellia palustris), le Limonium (Limonium serotinum), la Salicorne ligneuse (Arthrocnemum fruticosum), l’Aster maritime (Aster tripolium), la Soude commune (Salsola soda), etc. Sur les terrains moins salés, à proximité des eaux saumâtres ou douces, la végétation est dominée par la présence des joncs (Juncus acutus, Juncus maritimus).

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